Exemples pratiques de sonorisation
Sonorisation d'une chorale
Objectifs
Amplifier et rééquilibrer certaines voix ou solistes. Enregistrer
la chorale.
Principe
Comment est constitué l'ensemble vocal ?
La chorale peut être de deux sortes :
Prise de son : technique et placement des micros
Des microphones électrostatiques (bande passante large,
sensibilité élevée et faible bruit de fond)
permettent d’assurer une bonne prise de son d’ensemble avec le piqué nécessaire.
Un couple de microphone A/B ou normalisé (ORTF 110°- 17cm) suffit la plupart du temps mais pas toujours… (voir
Dossier Technique / Prise de son stéréo).
Certains groupes (amateurs principalement) ont des parties
faibles (trop de sopranos et trop peu de basses par exemple).
Un couple XY en
appoint peut revaloriser certaines voix. On peut aussi
rapprocher du couple les choristes les moins nombreux.
S’il y a un soliste, un microphone cardioïde d’appoint, statique ou dynamique, est une bonne solution. L’emplacement microphonique dépend principalement de l’ampleur de la chorale, toutefois on notera qu’une disposition d’un
couple unique à une distance de 2 m ou moins par rapport aux chanteurs, a tendance à favoriser certaines voix au détriment de l’ensemble.
Afin que l’image stéréophonique soit bien équilibrée et qu’il se dégage une bonne homogénéité, il est nécessaire de respecter une certaine distance comprise entre 3 m et 5 m (voire plus) du 1er rang des choristes,
pour une hauteur de 2,5 m à 3,5 m.
Les capsules des microphones seront dirigées vers
le choeur, un peu au-dessus des 2 premiers rangs.
Dans une église, une trop grande réverbération tend à escamoter les voix aiguës des sopranos, au risque de les rendre inintelligibles. Une méthode consiste à disposer
le couple A/B
ou 110°-17 cm à environ 4 mètres de la chorale età une hauteur de 3 m pour capter l’ambiance et la réverbération, alors que l’on placera nettement plus en avant (à 2 ou 2,5 m – hauteur 2,5 m) des microphones cardioïdes dits de « présence » (généralement 3) : un au centre, un sur chacun des côtés. Ceux-ci seront mélangés au couple principal, mais à des valeurs inférieures. Le choix du local dépend
avant tout du nombre de choristes.
Une petite église mettra parfaitement en relief une vingtaine d’éléments, alors que deux cents voix se sentiront plus à l’aise dans une cathédrale. Les soucis principaux du preneur de son demeurent l’équilibre et la netteté de l’interprétation. On doit situer, à l’écoute, les différentes
parties
vocales, sans toutefois entendre des voix séparées.
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