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Festival Léz’Arts Scéniques – Photo : Agence culturelle d’Alsace
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Exemples pratiques de sonorisation

Sonorisation d'une chorale

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Objectifs

Amplifier et rééquilibrer certaines voix ou solistes. Enregistrer la chorale.

Principe

Comment est constitué l'ensemble vocal ?

La chorale peut être de deux sortes :

  • à une voix principale : chaque choriste chante la mélodie sans distinction de parties.
  • à plusieurs voix : les choristes sont répartis suivant leur tessiture : sopranos, altos, ténors
    et basses et chaque groupe chante sa partie selon l’écriture de l’oeuvre.
    La composition d’un ensemble vocal à plusieurs voix suit sommairement la règle de l’orchestre : partie haute à gauche, médium au centre et basse à droite. Il est souhaitable d’installer les choristes sur des estrades pour que chaque voix puisse être entendue.

Prise de son : technique et placement des micros

Des microphones électrostatiques (bande passante large, sensibilité élevée et faible bruit de fond) permettent d’assurer une bonne prise de son d’ensemble avec le piqué nécessaire.
Un couple de microphone A/B ou normalisé (ORTF 110°- 17cm) suffit la plupart du temps mais pas toujours… (voir Dossier Technique / Prise de son stéréo). Certains groupes (amateurs principalement) ont des parties faibles (trop de sopranos et trop peu de basses par exemple). Un couple XY en appoint peut revaloriser certaines voix. On peut aussi rapprocher du couple les choristes les moins nombreux.

S’il y a un soliste, un microphone cardioïde d’appoint, statique ou dynamique, est une bonne solution. L’emplacement microphonique dépend principalement de l’ampleur de la chorale, toutefois on notera qu’une disposition d’un couple unique à une distance de 2 m ou moins par rapport aux chanteurs, a tendance à favoriser certaines voix au détriment de l’ensemble.
Afin que l’image stéréophonique soit bien équilibrée et qu’il se dégage une bonne homogénéité, il est nécessaire de respecter une certaine distance comprise entre 3 m et 5 m (voire plus) du 1er rang des choristes, pour une hauteur de 2,5 m à 3,5 m.

Les capsules des microphones seront dirigées vers le choeur, un peu au-dessus des 2 premiers rangs.
Dans une église, une trop grande réverbération tend à escamoter les voix aiguës des sopranos, au risque de les rendre inintelligibles. Une méthode consiste à disposer le couple A/B
ou 110°-17 cm à environ 4 mètres de la chorale età une hauteur de 3 m pour capter l’ambiance et la réverbération, alors que l’on placera nettement plus en avant (à 2 ou 2,5 m – hauteur 2,5 m) des microphones cardioïdes dits de « présence » (généralement 3) : un au centre, un sur chacun des côtés. Ceux-ci seront mélangés au couple principal, mais à des valeurs inférieures. Le choix du local dépend avant tout du nombre de choristes.
Une petite église mettra parfaitement en relief une vingtaine d’éléments, alors que deux cents voix se sentiront plus à l’aise dans une cathédrale. Les soucis principaux du preneur de son demeurent l’équilibre et la netteté de l’interprétation. On doit situer, à l’écoute, les différentes parties
vocales, sans toutefois entendre des voix séparées.

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