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Filtres et correcteurs

 

Les filtres


Le filtre est un amplificateur spécifique qui agit sur les fréquences.
Il sert à supprimer certaines plages de fréquences. On l’utilise pour diviser la modulation en plusieurs bandes de fréquences (cas d’une amplification active à 3 ou 4 bandes) ou pour ne laisser passer, et ce d’une façon plus efficace qu’avec un égaliseur, que certaines plages de fréquences.

On distingue 4 types de filtres :

  • le filtre passe-bas (hi cut) ne laisse passer que les fréquences basses (schéma A)
  • le filtre passe-haut (low cut) ne laisse passer que les fréquences aiguës (schéma B)
  • le filtre passe-bande ne laisse passer que les fréquences comprises entre 2 limites (schéma C)
  • le filtre coupe-bande (band reject) laisse passer toutes les fréquences à l’exception de celles situées autour d’une certaine fréquence (schéma D)

La/les fréquence(s) d’action et la largeur de bande (bandwith) des filtres sont fixes ou sélectionnables selon les modèles.

A : filtre passe-bas C : filtre passe-bande
filtres


B : filtre passe-haut D : filtre coupe-bande

filtres

Les correcteurs ou égalisateurs


On les utilise pour améliorer ou transformer la couleur sonore d’un instrument isolé ou d’un mixage complet, mais aussi pour corriger les défauts d’une salle, réduire les larsens...

  • L’égaliseur à plateau HI SHELF ou LOW SHELF


    egaliseur_a_plateau
On l’utilise souvent pour les extrémités du spectre (aigus et graves).
Il n’agit que sur les fréquences extrêmes de la bande audio. On atténue ou augmente toutes les fréquences supérieures ou inférieures à sa valeur selon qu’on se trouve en présence d’un correcteur de graves ou d’aigus. Il n’y a qu’un potentiomètre de gain ; la fréquence modifiée est fixée lors de sa fabrication. Sur certains modèles de tables de mixage, on peut trouver un potentiomètre permettant de choisir la fréquence d’action du correcteur.


  • L’égaliseur paramétrique :

    (on peut intervenir sur tous les paramètres) C’est le plus complet. Il se compose :

d’un potentiomètre de gain ou réduction (+/- 12dB).
d’un potentiomètre pour choisir la fréquence centrale
d’un potentiomètre qui règle la largeur d’action du filtre tranches-cons
autour de la fréquence centrale (de 0,1 à 2 octaves)
appelée également « Q ».

Lorsqu’il manque le potentiomètre de largeur d’action,
le constructeur a fixé une valeur d’action du filtre (0,5
octave par exemple pour un filtre assez serré). On l’appelle
alors égaliseur semi-paramétrique





















Truc du jour : pour trouver la fréquence à réduire sur un son par exemple, on augmente le gain du filtre puis on déplace la fréquence avec le potentiomètre dédié jusqu’à entendre exagérément cette fréquence. Il suffit alors de réduire le gain ; nous agissons alors sur la fréquence exacte qui occasionnait la gène. Pour l’oreille, il est plus aisé de trouver la fréquence gênante en l’augmentant.

Sur les consoles milieu de gamme, on trouve généralement un égaliseur à plateau pour les extrémités du spectre (graves et aigus) ainsi que 2 égaliseurs semi-paramétriques pour le bas-médium et le médium-aigu.
Sur les consoles haut de gamme, on dispose de 4 correcteurs paramétriques balayant l’ensemble du spectre avec recouvrement des fréquences d’action : on peut par exemple, augmenter à 200 hertz avec un correcteur et couper à 250 hertz avec un autre correcteur paramétrique.


  • L’égaliseur graphique :
(représentation en forme de graphique de ses curseurs).

La bande audio est divisée en un certain nombre de bandes de fréquences.
Le plus simple est l’égaliseur à 2 ou 3 bandes (grave, médium, aigu) que l’on trouve sur nos chaînes hifi domestiques ou nos amplis pour instruments.
Puis, on trouve certains appareils équipés d’un égaliseur à 6, 8 ou 15 bandes.
Les égaliseurs utilisés sur scène ou en studio doivent permettre des réglages très précis et proposent 31 bandes de fréquences normalisées :
20 Hz - 25 - 31 - 40 - 50 - 63 - 80 - 100 - 125 - 160 - 200 - 250 - 315 - 400 - 500 - 630 - 800 Hz - 1 kHz - 1,2 - 1,6 - 2 - 2,5 - 3,15 - 4 - 5 - 6,3 - 8 - 10 - 12,5 - 16 - 20 kHz.
On a divisé les 10 octaves représentant les fréquences audibles par l’homme en 1/3 d’octave. Chaque curseur travaille sur 3 notes


  • Utilisations de l’égaliseur graphique :
L’égaliseur graphique permet :

  • d’éliminer des résonances dues à l’acoustique de la salle. On réduit volontairement l’amplification des fréquences gênantes et de ce fait la réaction acoustique de la salle.
  • d’améliorer légèrement la courbe de réponse des enceintes.
  • de traiter directement par une égalisation l’ensemble d’un mixage musical.
  • de réduire le larsen et d’éliminer les fréquences sensibles.
Généralement, on le place dans la chaîne électroacoustique entre une sortie de la console de mixage et l’amplificateur. On utilise un égaliseur pour traiter les enceintes de diffusion public mais aussi pour corriger les retours de scène et faire reculer les risques d’accrochages acoustiques dus à la proximité des micros par rapport aux haut-parleurs, et à leur fort volume d’amplification demandé par les musiciens.

Lorsque l’on utilise une console spécifique qui gère les retours de scène, les égaliseurs graphiques sont insérés au niveau de la console, avant les généraux de sorties grâce au point d’insert, de manière à ce que le technicien puisse entendre - en AFL dans son retour de scène d’écoute personnelle - les corrections apportées à chaque enceinte correspondant à tel ou tel musicien. Il pourra mieux juger du mixage et du timbre qu’il leur adresse.
 
Truc du jour :
  • pour trouver la fréquence à réduire sur un son par exemple, on augmente le gain du filtre puis on déplace la fréquence avec le potentiomètre dédié jusqu’à entendre exagérément cette fréquence. Il suffit alors de réduire le gain ; nous agissons alors sur la fréquence exacte qui occasionnait la gène. Pour l’oreille, il est plus aisé de trouver la fréquence gênante en l’augmentant.
  • il est indispensable de corriger la courbe de réponse d’un système sono/salle en réduisant les fréquences graves et bas-médiums existantes en excès et amplifiées par l’acoustique de la salle (ce qui provoque un effet de masque), plutôt que de vouloir systématiquement augmenter les fréquences aiguës.

 
 
 
 
 
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Dernière mise à jour le 21/07/2011